Patrimoine religieux

Sur la commune de Flayat , les maçons ont laissé la trace de leur savoir faire tout au long des siècles. Malgré la dureté de la pierre granitique, ils ont su élever des bâtiments élégants.

 

L’église paroissiale au bourg.

La nef à vaisseau unique comprend deux travées, un chœur à chevet plat, ouvert sur deux chapelles et un clocher porche. Un petit campanile est juché au niveau de l’ouverture en arc brisé à l’entrée du chœur.

Une première construction avec les deux travées de la nef datent du XIIIème ou XIVème siècle.  L’église est restaurée entre 1520 et 1527. Le clocher mur initial est remplacé par l’actuel clocher porche au XVIème siècle. En 1528, le chœur est agrandi, les chapelles latérales ajoutées. Celle au Sud est dédiée à Saint Martin, celle au Nord à la Sainte Trinité.

Le haut du clocher est détruit par la foudre en 1845, sur cet édifice déjà en mauvais état. Le Conseil de Fabrique de l’époque se plaint qu’il pleut dans le chœur pendant l’office. L’édifice est restauré au XIXème siècle. 

La Chapelle de Salesse

Au village de Salesses se dresse l’église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste, autrefois dépendant d’une commanderie des Hospitaliers, puis de Malte, et datée du XIIIe siècle.

 

La chapelle Saint-Clair 

La petite chapelle Saint-Clair a été construite en 1730 et restaurée en 1758 et en 1887.
Elle est en granite, à chevet plate et son clocher-mur abrite une unique cloche.
A proximité immédiate, on peut voir un oratoire et un peu plus au nord-est une source qui aurait le pouvoir de guérir les maladies des yeux. Pèlerinage à la fontaine le 2 juin.
L’oratoire est en granit, d’époque gallo-romaine, époque pendant laquelle les carrefours étaient des lieux voués au culte des divinités. C’est ensuite que ces lieux ont été christianisés. Ces oratoires sont donc les témoins de tracés de chemin antique ou de voie romaine.

Croix de chemin

Installées afin que chacun les rencontre, elles sont élevées à l’abord des ponts, au milieu des villages, à l’intersection de routes menant aux différents écarts ou sur des points élevés de la topographie locale. Parfois même leur érection est accompagnée de plantations d’arbres, afin de préparer les stations des futures processions : cette stratégie d’inscription spatiale de la foi chrétienne permet également de mieux maîtriser le territoire parcouru lors des processions.

Jean-Baptiste Michon prêtre de la paroisse de Flayat de 1725 à 1741 sacralisa l’espace par des plantations de croix qui prend ici un caractère systématique. Lors de son vicariat dans la paroisse de Flayat 21 croix au moins furent plantées à son initiative.